Argent brûlé

de Ricardo Piglia


ISBN10:
2843045061 
ISBN13:
9782843045066 
Editeur:
ZULMA 
Format:
Broché 
Nombre pages:
272 
Date publication:
2010-01-01 
Langue:
Français 
Langue VO:
Espagnol; castillan 
Titre VO:
Plata quemada 
Traducteurs:
François-Michel Durazzo 


Quatrième de couverture:

"Mon premier lien avec l'histoire que ce livre raconte (comme c'est le cas chaque fois que les événements ne sont pas de la fiction) est le fruit du hasard. Un soir de mars ou d'avril 1966, dans un train qui allait vers la Bolivie, je fis la connaissance de Blanca Galeano que les journaux appelaient "la concubine" du voyou nommé Mereles. Elle avait seize ans mais avait l'air d'une femme de trente ans et elle fuyait. Elle me raconta une histoire très étrange que je crus à moitié. (...) Durant les longues heures de ce voyage qui dura deux jours, elle me raconta qu'elle venait de sortir de prison, qu'elle avait fait six mois pour association de malfaiteurs avec les voleurs de la banque de San Fernando et qu'elle s'exilait à La Paz. (...) Et moi je l'écoutai comme si je m'étais trouvé en présence de la version argentine d'une tragédie grecque. (...) Deux villes (Buenos Aires et Montevideo) furent le théâtre de ces faits, entre le 27 septembre et le 6 novembre 1965. J'ai respecté la continuité de l'action et (dans la mesure du possible) le langage de ses protagonistes et des témoins de l'histoire. Les dialogues et les opinions ne correspondent pas toujours au lieu où ils furent énoncés mais j'ai systématiquement reconstitué avec des matériaux authentiques les dires et les actions des personnages. J'ai tenté de respecter, tout au long du livre, le registre stylistique et le "geste métaphorique" (comme l'appelait Brecht) des récits sociaux qui traitent de la violence illégale." RICARDO PIGLIA
 

Roman traduit de l espagnol (Argentine) par François-Michel Durazzo. « Un soir de mars ou d'avril 1966, dans un train qui allait vers la Bolivie, je fis la connaissance de Blanca Galeano que les journaux appelaient "la concubine" du voyou nommé Mereles. Elle avait seize ans mais avait l'air d'une femme de trente ans et elle fuyait. Elle me raconta une histoire très étrange (...) Et moi je l écoutai comme si je m étais trouvé en présence de la version argentine d'une tragédie grecque. »C est ainsi que Ricardo Piglia s'empare du braquage qui a défrayé la chronique entre septembre et novembre 1965 à Buenos Aires. Il décide d'en faire un roman tant la violence des faits, la puissance des sentiments et la brutalité de la police dépassent de loin la fiction. Bébé Brignone et le Gaucho Dorda, Bazán le Bancal, Malito ou Mereles le Corbeau prennent vie sous sa plume avec un réalisme et une vigueur extraordinaires, sur fond d'agitation péroniste et de magouilles politiques.Et, à la manière d'un Truman Capote ou d'un William Faulkner, Piglia réinvente de manière magistrale le roman noir argentin. 


Commentaires

Commentaire de Philippe, La Machine à Lire: librairie

On les appelle les jumeaux, mais ils ne sont pas frères, ils sont amants. Et, inséparables, ils vont participer à un braquage qui tournera mal. Nous sommes à Buenos Aires en 1965, et leur cavale, jusqu’à leur arrestation d’une rare violence, est tirée d’un fait divers singulier que Ricardo Piglia, à l’instar de Truman Capote avec son De sang froid, nous fait vivre de l’intérieur. La violence de petits malfrats mêlés malgré eux à des magouilles politiques dans une Argentine instable, enfermés pour se cacher entre l’Argentine et le Paraguay, l’amour et la haine jusqu’à étouffer, jusqu’à exploser, et surtout les personnalités étonnantes des jumeaux nous plongent dans ce récit haletant pour ne relever la tête qu’après la dernière page.