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La Machine à Lire
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Rencontre avec François Schalchli

De Danielle, lamachinealire  (13/05/2013)   Permalink

François Schalchli

Mardi 28 mai

18h30



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Autour de son ouvrage Constituer la politique en bien commun publié aux éditions La Brochure.

François Schalchli a été enseignant de philosophie dans le secondaire. Il anime, en particulier en milieu pénitentiaire et dans le cadre de l’éducation populaire, de nombreux ateliers tels que des « cafés philo ». Il a été membre du GREP Midi-Pyrénées (Groupe de Recherche pour l’Éducation et la Prospective). Il est adhérent et militant d’ATTAC à Toulouse.

« Il n’est plus possible de renvoyer à plus tard, et ce quelque soit l’importance et l’accentuation des inégalités sociales, la volonté de « faire la politique »  autrement. Cela se réalisera en se centrant sur les initiatives citoyennes de toute sorte qui s’affirment dans l’espace public. Dans ces conditions, l’expérience politique pourrait retrouver ses lettres de noblesse et la recherche en elle d’une véritable dimension d’existence rencontrer l’objectif de transformation sociale. Où sont les obstacles à cette visée ? Il s’agit d’identifier et de dépasser tout ce qui, hors de nous mais aussi en nous-mêmes, nous éloigne de la politique et en particulier tout ce qui déconsidère la profonde continuité qui existe entre le social, le civique et le politique ; mais il s’agit aussi de s’appuyer, en précisant ses traits principaux, sur la puissance d’agir citoyenne s’affirmant à tous ces niveaux et de l’articuler au pouvoir politique proprement dit.

En conséquence, le pari est pris de l’importance de la pluralité, non seulement comme garantie d’équilibre, mais aussi de ce qui peut, grâce à elle, nous délivrer des effets aliénants d’une course incessante et monolithique vers le pouvoir. On voit qu’il s’agit d’un livre qui essaie de se placer à la charnière de la philosophie et de l’action pratique, d’instaurer une étape réflexive dans les lieux, moments et instances où les citoyens, amenés à enrichir et repenser ce que peut être leur engagement, pourront enfin se réapproprier la politique. »

La rencontre sera animée par Édouard Schalchli.

La suite de nos rencontres ici.




Hors les murs Francis Aylies

De Danielle, lamachinealire  (11/05/2013)   Permalink

Francis Aylies

Mardi 14 mai

20h30


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La rencontre se déroulera à l’église de la Trinité du Grand-Parc.

Pour son livre Les convertis publié aux éditions JC Lattès.

Francis Aylies est prêtre à Bordeaux, à la chapelle de la Trinité au Grand Parc jusqu’en 2011, puis à la paroisse de Bègles.
Son franc-parler et sa cordialité en font un des hommes de foi les plus appréciés, bien au-delà de l’Église catholique. Il est l’auteur d’un premier roman remarqué, Le Corps du crime (Lattès, 2010).

« Pourquoi écrire aujourd’hui la vie du grand rabbin de Rome Israël Zolli qui, au lendemain de la dernière Guerre, après avoir vécu la violence de l’ère mussolinienne, non seulement s’est fait baptiser catholique mais a pris le prénom d’Eugenio en l’honneur de Pie XII  (Eugenio Pacelli) ?

Pourquoi écrire, en miroir, la vie de Donato Manduzio, paysan illettré des Pouilles qui, après avoir appris à lire pendant la première guerre et s’être passionné pour Le Comte de Monte-Cristo, cheminera avec une centaine de disciples vers la pleine intégration dans la communauté juive de l’époque… jusqu’à partir, pour certains, construire l’État d’Israël ?

Tout d’abord parce que ces vies sont romanesques. Au même moment, une double conversion s’est opérée « à sens contraire». Et leur lien est évident car c’est bien la communauté de Rome qui a aidé le groupe pouillais à « devenir » juif. De plus elles sont totalement inconnues du grand public français et même italien. »

C’est à travers une lecture critique de leurs autobiographies que ce livre veut chercher les raisons de leurs conversions si « impossibles » tout en ouvrant une série de questions fondamentalement actuelles : qui sont ces hommes libres qui osent chercher « ailleurs » que dans leur propre tradition ce qui les fait vivre, pourquoi adhérer à une religion, le concept de conversion qui enflamme et appelle souvent à l’extrémisme et quels rapports possibles entre les religions ?

La rencontre sera animée par Christophe Lucet.




Rencontre avec Roland Chemama

De Danielle, lamachinealire  (10/05/2013)   Permalink


Roland Chemama


Vendredi 24 mai


20h







 

Autour de son livre La psychanalyse comme éthique, suivi Du grain à moudre, publié aux éditions Érès.

Roland Chemana est agrégé de philosophie, psychanalyste, membre de l’Association lacanienne internationale et actuellement président de la Fondation européenne pour la psychanalyse. Il est l’auteur, entre autres, de Dépression, la grande névrose contemporaine (Érès, 2005) et de La jouissance, enjeux et paradoxes (Érès, 2007) et co-auteur, avec Bernard Vandermersch, du Dictionnaire de la Psychanalyse (Larousse, 2003).

Ce livre tente de montrer que l’éthique psychanalytique ne se réduit pas à une déontologie nécessaire au praticien, mais qu’elle peut aider chacun à répondre à quelques questions vitales. Une des questions essentielles de la psychanalyse aujourd’hui concerne l’éthique. Il ne s’agit pas, bien sûr, de prétendre proposer des valeurs idéologiques au sujet contemporain dont on connaît le désarroi. L’auteur montre de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, devant ses responsabilités.

De la différenciation homme-femme à la critique du point de vue utilitariste, Roland Chemama reprend les questions cliniques ordinairement abordées par les psychanalystes à partir du choix éthique qui demeure celui du sujet.

« Rompant avec la distance et le retrait qui caractérisaient habituellement l’analyste – mais sans pour autant en faire un nouveau précepte – l’auteur ne s’avance plus masqué mais atteste plutôt de la voie qu’il essaye de frayer entre fidélité à la lettre et récusation du savoir transmis, entre adhésion à la tradition et nécessité de tout inventer : Ce dont il s’agira, dans cet ouvrage, c’est de montrer de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, face aux responsabilités qui sont les siennes. À tout le moins [...], elle l’appelle à s’engager dans une véritable énonciation. On voit l’enjeu : il est éthique. » (Jean-Pierre Lebrun, préface)

La rencontre est organisée à l’invitation de Présence de la Psychanalyse et sera animée par Isabelle Morin.

La suite de nos rencontres ici.




Rencontre avec Frederic Roux

De Danielle, lamachinealire  (03/05/2013)   Permalink


Frédéric Roux


Jeudi 23 mai


18h30



Pour son livre Alias Ali (éditions Fayard).

« Frédéric Roux est né dans la ville de Chaval, Ylipe et Sempé, celle où sont morts Raymond Guérin et Jean Forton ; ce qui explique qu’il n’ait laissé aucune trace dans une agglomération qui ne célèbre que les artistes commençant par M (comme Molinier). »

Pédicure passé à l’écriture, membre du groupe Présence Panchounette (1969-1990), il pousse le mauvais goût, sinon le snobisme, jusqu’à s’exiler sur les bords de Seine. Mal lui en prendra puisque les éditeurs autochtones publieront nombre de ses livres, parmi lesquels : Lève ton gauche ! (Ramsay, 1984), Tiens-toi droit (Seghers, 1981), Mike Tyson, un cauchemar américain (Grasset, 1999), Assez (Sens&Tonka, 2000), Contes de la littérature ordinaire (1001 nuits, 2004), Éloge du mauvais goût (Le Rocher, 2011).

Alias Ali vient d’être fort malencontreusement (pour son auteur, pas ses lecteurs) distingué du prix France Culture – Télérama 2013.

« Il commence son roman par « Moi, je », pour parler de quelqu’un d’autre. Depuis trente ans, et dix-huit livres, Frédéric Roux est un brouilleur de piste, un amateur de la fausse citation et de la question à deux balles du genre : « Je m’appelle comment ? Alors, comment je m’appelle ? », phrase qu’il place en exergue de son dernier opus, Alias Ali. Et si le mot « roman » figure sur la couverture, une succession de témoignages forment, à l’intérieur, un puzzle étonnant sur « le plus grand sportif de tous les temps », Cassius Clay alias Muhammad Ali…

Autant gommer tout de suite les idées reçues, Alias Ali n’est pas une biographie et ne parle pas forcément de boxe. Plutôt de l’Amérique sous Nixon, des années 1960 et 1970, de la condition des Noirs, du Vietnam, d’Elvis Presley, de quelques tragédies sur le ring et dans la vie… entre autres choses…

Frédéric Roux n’a donc pas étalé son érudition ni fait directement parler le champion qui, d’ailleurs, ne prononce pas un mot durant six cents pages. Il a tourné autour de son cahier couvert de toile bleue pendant neuf ans, avant de « trouver le joint » : un montage vocal, un énorme Lego parfaitement recomposé de citations vraies ou fausses, pour dire une vie d’homme engagé dans le sport, la religion, la politique, l’amour… Il n’a pas fait de découpages mais cousu au petit point une performance polyphonique et addictive. »    (Christine Ferniot, Télérama)

La rencontre sera animée par Bernard Daguerre.

la suite de nos rencontres ici.




Rencontre avec Iñigo de Satrústegui

De Danielle, lamachinealire  (30/04/2013)   Permalink

Iñigo de Satrústegui

Mardi 21 mai

18h30



Autour de son livre « Car les grandes villes, Seigneur… » publié aux Éditions fario.


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Après une enfance passée entre la Gironde et Madrid, Iñigo de Satrústegui obtient une licence de philosophie. Il mène parallèlement un métier de correcteur de presse au quotidien Sud-Ouest et un travail d’écriture. Outre de nombreux articles sur l’art médiéval ou contemporain (dans Beaux-Arts Magazine et L’École des lettres ), Iñigo de Satrústegui a publié ses premiers poèmes dans Action poétique en 1986, puis deux textes aux éditions William Blake, Cahier de Jaizkibel (1988) et Cahier de La Chartre (1995).

Cette courte prose, d’une haute tenue de langue, est à la croisée de l’essai et de la fiction autobiographique. À quelques encablures de La forme d’une ville, et au prétexte ici de Bordeaux, de son grand théâtre, de ses quais et de son fleuve, il s’agit d’une très belle méditation sur le paysage des villes, la façon dont chacun peut s’en sentir animé ou meurtri, à l’heure ou les « restaurations » planifiées et l’urbanisme administré ont déjà ravagé les sédiments naguère vivants des vieilles cités humaines.

« Bordeaux tend à devenir encore une fois l’extension d’un théâtre que son architecte, Victor Louis, avait déjà conçu comme un édifice ouvert, à usages multiples ; et la pièce qui s’y joue depuis des années peut bien sembler ne consister en rien d’autre qu’en l’édification de son propre décor, il s’agit du drame nu d’habiter sous le ciel. »

« L’entrée lente dans une dimension où, peu à peu, les jardins cloisonnés de Combray viendraient s’abriter derrière les façades blanches des villages d’Espagne, dans les quartiers à échoppes, manifeste peut-être une perte du sens de la réalité, elle correspond surtout, ainsi que les autres façons de laisser comme de lui-même se creuser le monde et advenir le désirable étrange, à l’intrusion calme du temps dans l’espace, par quoi nous sentons bien comme nous allons uniment avec les choses. » (extraits)

La rencontre sera animée par Claude Chambard.

La suite de nos rencontres ici.




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