

Roland Chemama
Vendredi 24 mai
20h

Autour de son livre La psychanalyse comme éthique, suivi Du grain à moudre, publié aux éditions Érès.
Roland Chemana est agrégé de philosophie, psychanalyste, membre de l’Association lacanienne internationale et actuellement président de la Fondation européenne pour la psychanalyse. Il est l’auteur, entre autres, de Dépression, la grande névrose contemporaine (Érès, 2005) et de La jouissance, enjeux et paradoxes (Érès, 2007) et co-auteur, avec Bernard Vandermersch, du Dictionnaire de la Psychanalyse (Larousse, 2003).
Ce livre tente de montrer que l’éthique psychanalytique ne se réduit pas à une déontologie nécessaire au praticien, mais qu’elle peut aider chacun à répondre à quelques questions vitales. Une des questions essentielles de la psychanalyse aujourd’hui concerne l’éthique. Il ne s’agit pas, bien sûr, de prétendre proposer des valeurs idéologiques au sujet contemporain dont on connaît le désarroi. L’auteur montre de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, devant ses responsabilités.
De la différenciation homme-femme à la critique du point de vue utilitariste, Roland Chemama reprend les questions cliniques ordinairement abordées par les psychanalystes à partir du choix éthique qui demeure celui du sujet.
« Rompant avec la distance et le retrait qui caractérisaient habituellement l’analyste – mais sans pour autant en faire un nouveau précepte – l’auteur ne s’avance plus masqué mais atteste plutôt de la voie qu’il essaye de frayer entre fidélité à la lettre et récusation du savoir transmis, entre adhésion à la tradition et nécessité de tout inventer : Ce dont il s’agira, dans cet ouvrage, c’est de montrer de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, face aux responsabilités qui sont les siennes. À tout le moins [...], elle l’appelle à s’engager dans une véritable énonciation. On voit l’enjeu : il est éthique. » (Jean-Pierre Lebrun, préface)
La rencontre est organisée à l’invitation de Présence de la Psychanalyse et sera animée par Isabelle Morin.
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Frédéric Roux
Jeudi 23 mai
18h30

Pour son livre Alias Ali (éditions Fayard).
« Frédéric Roux est né dans la ville de Chaval, Ylipe et Sempé, celle où sont morts Raymond Guérin et Jean Forton ; ce qui explique qu’il n’ait laissé aucune trace dans une agglomération qui ne célèbre que les artistes commençant par M (comme Molinier). »
Pédicure passé à l’écriture, membre du groupe Présence Panchounette (1969-1990), il pousse le mauvais goût, sinon le snobisme, jusqu’à s’exiler sur les bords de Seine. Mal lui en prendra puisque les éditeurs autochtones publieront nombre de ses livres, parmi lesquels : Lève ton gauche ! (Ramsay, 1984), Tiens-toi droit (Seghers, 1981), Mike Tyson, un cauchemar américain (Grasset, 1999), Assez (Sens&Tonka, 2000), Contes de la littérature ordinaire (1001 nuits, 2004), Éloge du mauvais goût (Le Rocher, 2011).
Alias Ali vient d’être fort malencontreusement (pour son auteur, pas ses lecteurs) distingué du prix France Culture – Télérama 2013.
« Il commence son roman par « Moi, je », pour parler de quelqu’un d’autre. Depuis trente ans, et dix-huit livres, Frédéric Roux est un brouilleur de piste, un amateur de la fausse citation et de la question à deux balles du genre : « Je m’appelle comment ? Alors, comment je m’appelle ? », phrase qu’il place en exergue de son dernier opus, Alias Ali. Et si le mot « roman » figure sur la couverture, une succession de témoignages forment, à l’intérieur, un puzzle étonnant sur « le plus grand sportif de tous les temps », Cassius Clay alias Muhammad Ali…
Autant gommer tout de suite les idées reçues, Alias Ali n’est pas une biographie et ne parle pas forcément de boxe. Plutôt de l’Amérique sous Nixon, des années 1960 et 1970, de la condition des Noirs, du Vietnam, d’Elvis Presley, de quelques tragédies sur le ring et dans la vie… entre autres choses…
Frédéric Roux n’a donc pas étalé son érudition ni fait directement parler le champion qui, d’ailleurs, ne prononce pas un mot durant six cents pages. Il a tourné autour de son cahier couvert de toile bleue pendant neuf ans, avant de « trouver le joint » : un montage vocal, un énorme Lego parfaitement recomposé de citations vraies ou fausses, pour dire une vie d’homme engagé dans le sport, la religion, la politique, l’amour… Il n’a pas fait de découpages mais cousu au petit point une performance polyphonique et addictive. » (Christine Ferniot, Télérama)
La rencontre sera animée par Bernard Daguerre.
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