De Castor Astral, Le Castor Astral (03/04/2012)
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À l'occasion de la parution de son ouvrage "Notes d'un griot de Los Angeles", Kamau Daaood sera présent pour la première fois en France aux dates suivantes :
Vendredi 6 avril
Salle Pablo Neruda, Bobigny, 20h30
Concert avec "Build an Ark" Dwight Trible + Supersonic, A Tribute To Sun Ra
Samedi 7 avril
Rochel Palmer, Cenon, 20h30 :
Concert avec "Build an Ark" (Musiques de nuit)
Dimanche 8 avril
Rochel Palmer, Cenon, 14h30-17h :
Master class avec "Build an Ark" (Musiques de nuit)
Jeudi 12 avril
Salle de la Glacière, Mérignac, 19h :
Projection du film Leimer Park (ciné-club Le Lacet) en présence du poète
L'article du Monde consacré à Tomas Tranströmer à lire ici
Et maintenant Pour Nos Sens
De La Montagne
Je suis sur la montagne et contemple la baie. Les bateaux reposent à la surface de l’été. « Nous sommes des somnambules. Des lunes à la dérive. » Voilà ce que les voiles blanches me disent.
« Nous errons dans une maison assoupie. Nous poussons doucement les portes. Nous nous appuyons à la liberté. » Voilà ce que les voiles blanches me disent.
J’ai vu un jour les volontés du monde s’en aller. Elles suivaient le même cours ― une seule flotte. « Nous sommes dispersées maintenant. Compagnes de personne. » Voilà ce que les voiles blanches me disent.
De Castor Astral, Le Castor Astral (07/10/2011)
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LE PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE 2011 VIENT D'ÊTRE ATTRIBUÉ À UN POÈTE SUÉDOIS : TOMAS TRANSTRÖMER
Tomas Tranströmer
AU MILIEU DE L’HIVER
une lumière blême jaillit de mes habits. Solstice d’hiver. Des tambourins de glace cliquetante. Je ferme les yeux. Il y a un monde muet il y a une fissure où les morts passent la frontière en cachette.
La conversation téléphonique ruisselait dans la nuit et scintillait sur les campagnes et les faubourgs. Puis j’ai mal dormi dans ce lit d’hôtel. Je ressemblais à l’aiguille de cette boussole que, le cœur battant, le coureur de cross porte dans la forêt.
La barrière de vérité (1978)
L'intégralité de son œuvre est éditée en France parLE CASTOR ASTRAL
Baltiques et autres poèmes , anthologie 1966 - 1989
La Grande Énigme (Den stora gatan)
Poèmes courts (Korta dikter)
Oeuvres complètes, 1954-1994
Les souvenirs m'observent
PLUS LOIN ENCORE
À la grande entrée de la ville quand le soleil est bas. La circulation se traîne, épaissit. Tel un dragon paresseux, étincelant. Je suis une des écailles du dragon. Soudain, le soleil incandescent est au milieu du pare-brise et me submerge. Je suis translucide et une écriture inscrit en moi des mots tracés à l’encre sympathique qui surgissent lorsqu’on tient le papier au-dessus de la flamme ! Je sais qu’il me faut partir très loin traverser la ville et aller plus loin encore, jusqu’à ce que vienne l’heure de sortir et de marcher longuement en forêt. De suivre les traces du blaireau. l’obscurité se fait, difficile d’y voir. Mais là, sur la mousse, il y a des pierres. L’une d’elles est précieuse. Elle peut tout convertir : Elle sait faire briller l’obscurité. C’est un commutateur pour le pays entier. Tout y est raccordé. La regarder, l’effleurer...